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Il rapporto tra l'alfabetismo e l'analfabetismo è costante, ma al giorno d'oggi gli analfabeti sanno leggere. Eugenio Montale

settembre 30, 2009

Whatever works. Basta che funzioni

Torna Woody Allen e parla proprio a te

È una rimpatriata il nuovo film di WoodyAllen, che, chiusa la lunga parentesi europea, torna a Manhattan e rimette in scena se stesso. Affidandosi a una controfigura: un personaggio altrettanto cinico, misantropo e ipocondriaco di quelli che un tempo interpretava lui stesso, di nome Boris Yellnikoff, ex-genio della fisica quantistica ritiratosi a vita semi- randagia al Village dopo un tentativo di suicidio. Woody ha dato al proprio alter-ego la faccia di un attore e produttore già intravisto nei suoi film, Larry David, che predica lo stesso vangelo cinico del giovane Woody, ma — con l’età — è diventato sprezzante, iracondo logorroico. Tanto da non farsi scrupolo di interpellare direttamente dallo schermo noi spettatori. Convinto che ciascuno cerchi un senso qualsiasi da dare alla vita, nel tentativo di “esorcizzare il panico”, Boris dà asilo a una giovanissima biondina in fuga dalla provincia, Melody, che considera una perfetta scema; poi i suoi sentimenti cambiano e, quasi senza rendersene conto, la sposa. A turno arrivano dal paesello anche madre e padre della ragazza: creature bigotte e sessualmente frustrate. Nel prologo Boris ci aveva avvertiti di non aspettarci un film consolatorio: ribaltando le aspettative, nel finale ciascuno troverà la sua, provvisoria, ragione di vita. Commedia a prima vista semplice, in realtà Whatever works (Basta che funzioni) è un film complesso. Ricorre a battute ciniche come non mai («Dio è gay... il grande arredatore», «gli americani odiano gli stranieri, questo è l’american dream»), eppure va a parare quasi in un panegirico dell’amore: retto sì dal caso, come tutte le sorti umane, ma che in fondo può pioverti addosso in qualsiasi momento. Se nella prima parte il film pare un caso estremo di cinema- monologo, la seconda accantona un po’ l’invadente Boris per lasciare spazio agli altri. La capacità alleniana di scrivere battute divertenti è inalterata; però lo spettatore conosce ormai troppo bene il repertorio per non avvertire un senso di già-sentito. L’andamento divagativo degli episodi, invece, è più libero, più creativo. A momenti evocai percorsi deboli, i personaggi instabili di quello che è ormai uso chiamare il “cinema moderno”: i film della Nouvelle vague francese e delle altre “correnti” europee anni 60 a cui Allen si è sempre ispirato.
di Roberto Nepoti

Peter Travers

Not everything works in Woody Allen’s first New York–based movie in five years (he’s gone European). Whatever Works feels like something out of time and, worse, out of step. Hell, Allen wrote the script back in the 1970s for Zero Mostel. The grumpy old Jew at the center of this comedy of complaints — divorced physicist and two–time suicide attempter Boris Yellnikoff — is played not by Allen, 73, but by Larry David, 61. Allen wanted to go younger and angrier. Enter David, the fulminating joke engine of Curb Your Enthusiasm, whose Boris kvetches at the camera (meaning us) just like Allen’s Alvy Singer did in Annie Hall in 1977. “The universe is expanding,” a worried young Alvy tells his mother. Her retort, “What is that your business?” is a call to arms. Boris has made the universe his business. He thinks we’re racing toward extinction while space and time laugh at “our sad little hopes and dreams.” Boris is moving on down from the East Side to a funky crib near Chinatown. He rants at colleagues (Michael McKean, Conleth Hill) and kids he calls “submental cretins.” Allen’s characters have trouble expressing rage. As Woody said in Manhattan, “I grow a tumor instead.” Not Boris. He rails against the “mindless zombies” eating away at the city’s intellectual life. Into the toxic space of this misanthrope comes Melody St. Ann Celestine (Evan Rachel Wood), a runaway Dixie beauty queen just past jailbait age. Think Truman Capote’s Holly Golightly in Breakfast at Tiffany’s before she started hooking. Wood is totally beguiling in the role, absorbing Boris’ cynicism but still charming him into marriage. Though we never see Boris macking on his bride, there is an “ew” reference to Viagra. The laughs fly when Melody’s God–fearing mom, Marietta (the captivating Patricia Clarkson steals every scene she’s in), hits the Big Apple to bring her baby home and stays to become hilariously corrupted. And that’s it for spoilers. On its way to an ending of surprising serenity, Whatever Works stutters and stumbles. Allen is covering familiar ground, and the timely reference to Obama just seems wrong. But no true movie fan will want to miss the comic mind–meld of Woody and Larry. On that level, at least, there’s no need to curb your enthusiasm
Rolling Stones
"Whatever Works" : Woody Allen se convertit à l'optimisme

Depuis plus de quarante ans, Woody Allen nous a appris à ne surtout pas confondre "drôle" avec "joyeux". Même du temps où il braquait des banques avec un pistolet de savon, Woody Allen se distinguait du commun des rigolos : le casse raté n'était qu'un exemple de l'absurdité de la condition humaine.Pendant ses cinq ans d'exil, il a acclimaté l'arbitraire du hasard aux brumes londoniennes, l'imperfection du désir érotique au soleil catalan. Le voilà revenu dans les rues de Manhattan pour un film tourné à la va-vite avec, dans le rôle principal, l'un des plus fameux misanthropes du moment, Larry David, créateur et interprète de la série Larry et son nombril (dont le titre original Curb your enthusiasm, "Réfrène ton enthousiasme" reflète mieux la conception du monde).Or, à la place de la dose supplémentaire de pessimisme allénien attendue, voici une joyeuse apostasie, qui invite à l'amour du prochain et célèbre la vie en société. Whatever Works se traduit par"du moment que ça marche", et c'est - à la fin du film - la conclusion à laquelle parvient Boris Yellnikoff : si l'on y trouve son compte, il n'y a pas de sotte façon d'être heureux. Le chemin qui conduit à ce retournement (qui n'est peut-être que temporaire) commence sous de sombres auspices. Boris Yellnikoff (Larry David), ancienne gloire new-yorkaise des sciences physiques, injustement négligé par le jury du Nobel, abandonné par sa femme au lendemain d'une ridicule mais douloureuse tentative de suicide, promet, face à la caméra, "ne vous attendez pas à un "feel good movie"". Et il a l'air si furieux qu'on le croit. Seul (mais entouré d'amis assez fidèles et patients pour qu'ils se retrouvent régulièrement dans un café de Greenwich Village), pauvre (il survit en donnant des leçons d'échecs à des enfants, qu'il insulte) et amer, Boris ne trouve de plaisir que dans la démonstration de la médiocrité du genre humain.Larry David n'est pas le premier comédien à qui Woody Allen confie son propre personnage, mais c'est le premier comique juif new-yorkais au crâne dégarni à porter ce fardeau. Et l'effet est déconcertant dans les séquences d'introduction. Il faut aussi dire que le scénario de Whatever Works est vieux de plus de trente ans, que Woody Allen destinait le rôle de Boris à Zero Mostel (Les Producteurs). On a presque l'impression de découvrir un vieux film d'Allen, abandonné en cours de production, dans lequel un comédien s'efforce de tenir la place de la vedette sans y parvenir tout à fait.Jusqu'à l'exquise irruption de Melodie St. Ann Celestine (Evan Rachel Wood), oie blanche sudiste égarée dans les rues de New York, que Boris Yellnikoff recueille sous son toit. Whatever Works se met alors à ressembler furieusement à La Belle et la Bête, version Greenwich Village. Cela tient beaucoup au gracieux exercice d'équilibre auquel se livre Evan Rachel Wood. Melodie est d'une inculture et d'une naïveté qui confinent à l'idiotie, mais c'est aussi une femme volontaire qui se place résolument du côté de la vie et du désir. Comme dans le conte de Mme Leprince de Beaumont, le coeur du reclus s'attendrit, jusqu'à accepter une irruption supplémentaire, celle de Marietta, la mère de Melodie, venue rejoindre sa fille à New York. Patricia Clarkson, qui jouait la très sérieuse hôte de Vicky et Cristina dans le film précédent de Woody Allen, s'amuse ici comme une folle en belle Sudiste qui se débarrasse de ses préjugés à une vitesse ahurissante, guérie de tous les péchés de la Confédération par la vertu de l'air de Manhattan.Car Woody Allen n'est pas seulement devenu optimiste, il glisse sans beaucoup de discrétion un message dans sa pochade rose. Sudistes et Nordistes, conservateurs et libéraux, croyants et athées peuvent s'entendre, il suffit qu'ils couchent les uns avec les autres et s'adonnent à la pratique des arts (Marietta devient photographe).Entamé sur un tempo un peu hésitant, Whatever Works s'accélère jusqu'à la frénésie et - contrairement à ce qu'annonçait Boris Yellnikoff, 90 minutes plus tôt - jusqu'au happy end. La raison a du mal à admettre que Woody Allen est lui-même convaincu que le bonheur se laisse aussi aisément attraper, mais la force du spectacle est là : tout le monde s'amuse follement, à commencer par le metteur en scène, à finir par le spectateur, pour peu qu'il oublie les grands films que Woody Allen réalisait, du temps où il était aussi inquiet et pessimiste que Boris Yellnikoff.
di Thomas Sotinel Le Monde
Woody Felice a New York

Woody Allen dall’Europa è tornato a New York e non avendo forse più voglia di recitare lui stesso si è rivolto a un attore poco noto da noi, Larry David, ma molto apprezzato negli Stati Uniti per certe sue imprese televisive, e si è creato un personaggio non dissimile da un alter ego che ha caricato di molti suoi difetti, dal pessimismo all’ipocondria, con l’aggiunta però della coscienza di essere anche un genio… magari incompreso. Senza drammi, comunque questa volta anzi nelle cifre più scoperte della commedia, tanto che il nuovo personaggio in cui sembra rispecchiarsi, tale Boris Yellnikof e un ex fisico di fama mondiale giunto quasi alle soglie del nobel, che prima di raccontarci la sua storia (dopo un divorzio e un’esistenza ormai da fallito) si rivolge verso di noi (e in seguito lo farà spesso) e ci intrattiene su se stesso, le sue idee forse bislacche e i suoi dubbi esistenziali, con aria seria ma, in segreto, mettendosi spesso in burla. Segue la sua storia. L’incontro causale con una ragazzina del Sud; Melody, che prima tiene alla larga, poi, nonostante una gran de differenza di età, sposa quasi contento, presto però deluso da un’improvvisa relazione di lei con un coetaneo. Niente lacrime però, è una commedia, e cosi arriverà presto un lieto fine non solo per Boris, ma anche per gli stravaganti genitori di Melody che piombati a New York dal loro morigeratissimo Sud scopriranno le loro più intime nature e riusciranno a realizzarsi. Con un ulteriore ammiccamento di Boris verso di noi in cui, ancora una volta, sembra farsi beffe di tutto, lieto fine compreso. Dialoghi smaglianti e incendiari, situazioni proposte a lungo ma sempre con una vivissima dinamica cinematografica interna, con la conseguenza che i ritmi, oltre che fluidi, diventano quasi aggressivi non concedendoci altre pause al di fuori di quei pepatissimi commenti del protagonista verso di noi, con il gusto di farsi avanti da un proscenio. Regge splendidamente quei commenti, e tutte le sfumature del personaggio, un attore come Larry David, degno, ad ogni svolta, della sua fama di attore comico di prim’ordine.
di Gian Luigi Rondi
Kvetch Your Enthusiasm

Stop me if you’ve heard this one: A guy walks into a meaningless universe. He sees this gorgeous blonde sitting at the bar. It’s obvious she’s never read a word of Dostoevsky, much less Kierkegaard. So he says to her, “Is it meaningless in here, or is it just me?,” and she says, “My place or yours?”I know, I know. It’s an old joke, and I didn’t tell it quite right. But that’s just my point. With material like this — a Jewish intellectual type shrugging his shoulders, looking into the camera, spitting out fancy Latinate words as if he’d just swallowed a thesaurus, while an eager young actress of the moment flits around looks sultry and clueless — execution is everything. So my problem with “Whatever Works,” the new movie from, duh, Woody Allen, is not that the premise, more or less summed up in the paragraph above, is a wee bit familiar. Rather, it’s that the delivery is off.Mr. Allen’s unwavering belief in an empty cosmos made somewhat less bleak by the charms of old movies, older music and much younger women is one of the few things left we can count on. If the man ever gets religion, then we will know we’re really in trouble. In recent years his hardy epicurean pessimism, temporarily transplanted to foreign soil, has yielded a sharply turned crime drama (“Match Point”) and a snappy sex comedy (“Vicky Cristina Barcelona”). “Cassandra’s Dream” and “Scoop” weren’t terrible either.But Mr. Allen’s imagination has returned to Manhattan after that invigorating European sojourn afflicted by an extreme case of jet lag. In spite of a few up-to-date references — to Barack Obama, red states and gay people, for instance — Mr. Allen seems to have touched down in New York at some hazy time when Zero Mostel, for whom “Whatever Works” was originally written, still ruled Broadway. Those kids, with their crazy rock ’n’ roll! Those artists, with their wacky ideas!Those women! As is often the case they save Mr. Allen (and his on-screen surrogate) from his worst instincts, even as his treatment of them exposes just how low and lazy those instincts can be. Patricia Clarkson and Evan Rachel Wood, as a mother out of Tennessee Williams and a daughter out of “The Dukes of Hazzard,” bring not only feminine sparkle but also acting discipline to what feels, all too often, like a run-through of an unfinished play.The scenes, shot by the excellent Harris Savides, Gus Van Sant’s longtime director of photography, have a static, blocky feel. Their deliberate pacing and the decorous rhythms of the dialogue might charitably be described as classical, given the picture’s occasional evocation of a Broadway-to-Hollywood adaptation from the 1930s. A less generous word might be sloppy, given the near-total absence of the kind of Lubitschean verve of which Mr. Allen, when he’s on his comic game, is capable.To be sure there is a measure of vigor in Larry David’s performance in the central role of existential kvetcher, a formerly eminent physicist named Boris Yelnikoff. Mr. David does a lot of shouting and some antic gesticulating, and even throws himself out a window. But frantic action is not the same as acting, and there is barely a moment in “Whatever Works” in which Mr. David rises even to the level of credible impersonation. Boris hectors the camera, his fellow performers and humans in general, most of whom he regards as “inchworms,” “pygmies” and other endearments, and offers the film’s title phrase as the summation of his cynical world view. But “whatever works” — by which he means, basically, do your own thing, “filch what happiness you can” in the absence of metaphysical order — could also be the slogan of pragmatism, a more optimistic philosophical disposition, and one that would deny Boris both his self-pity and his puffed-up sense of intellectual superiority.Without which there would not be much left, and nothing for Melody (Ms. Wood) to love. She is a homeless Southern waif who follows Boris home one rainy night and, despite his loudly and repeatedly professed lack of interest in her feelings, her opinions, her long legs or her short shorts, falls in love with him. After they marry, things become a bit more complicated, what with the unpredictable nature of desire and the necessity of eking out the hour and a half between opening titles and closing credits.Some of that time is spent in a kind of dinner-theater “Pygmalion,” with the unworldly Melody — who is at first so dim that she can’t recognize Boris’s facetiousness when he says he used to play for the Yankees — taking on her husband’s tastes and crotchets. Other subplots involve the effects of New York living on Melody’s mom, Marietta (Ms. Clarkson), and her dad, John (Ed Begley Jr.), a pair of mismatched Southern stereotypes who blow into the Big Apple from Mississippi.The punch line turns out to be that Manhattan is an island of relative bliss in the bleak and hostile universe, but the tolerant, upbeat note on which Boris ends his ranting is as unconvincing as his habitual dyspepsia. None of it works. Or it works too hard. Whatever.“Whatever Works” is rated PG-13 (Parents strongly cautioned). It has some naughty humor and sexual situations.
di A. O. Scott The New York Times
Manhattan Project, Allen è quasi Einstein
Basta che funzioni. Se lo ripete spesso Boris Yellnikoff, fisico brillante che dopo un matrimonio trentennale finito male e un suicidio fallito, lascia la comoda esistenza di professionista accademico per diventare filosofo nei giardinetti del Village dove insegna gli scacchi ai bambini maltrattandoli senza pietà. Il resto del tempo lo trascorre coi compagni di discussioni al bar, ostentando una maschera di cinismo scettico contro il mondo e i «vermetti» che lo popolano non degni del suo sublime genio. Un po' come quella sparuta fanciulla bionda dal nome altisonante, Melody St. Anne Celestine, ex-reginetta di bellezza fuggita da un'opprimente cittadina del Mississippi. Un'aborigena rozza contadina che riesce però a entrare in casa, e nella sua vita, nonostante le resistenze del nostro. Lei che non sa nulla comincia a vedere il mondo coi suoi occhi assumendo le sue massime come uno speciale occhiale 3D, lui si affeziona al piacere di una casa non più vuota anche se con puzza di baccalà. Finiranno per sposarsi e un anno dopo di vita coniugale al pubblico a cui il personaggio parla è costretto a dire: «Non è tanto male». Forse pure questo è un «cliché» come boccia Yellnikoff qualsiasi frase dei «comuni mortali» costretto però a ammettere che talvolta funzionano bene, semplificano le cose essenziali.Woody Allen torna a New York dopo molti film in giro per il mondo, «perde» Scarlett Johansson e trova una nuova bionda, la finta ingenua Evan Rachel Wood, e soprattutto Larry David, attore ben allenato alla commedia nevrotica con Seinfeld, serie tv di enorme successo. Qui perfetto alter ego di Allen, con il suo umorismo ebraico implacabile che inietta Groucho Marx in Chaplin, la Quinta di Beethoven nel jazz, il musical di Fred Astaire nei volteggi del caso e del cuore. Complice la fotografia di Harris Savides, che ha inventato la luce di Last Days e di tutti i film di Gus Van Sant, ma anche Wong Kar-wai, Scorsese, Fincher, e illumina nel film di Allen una New York eccentrica, quasi «outsider», percorsa dai personaggi con meno tenerezza, ma non per questo meno importante, anzi centro magico di impossibili alchimie. Nell'America di Obama Allen riparte dal cinema di Frank Capra, citato da Yellnikoff, e racconta una fiaba dove tutto è possibile, che ha il ritmo della commedia classica, con la bella solare e ottimista che va pazza per il burbero (finto?) pessimista pieno fobie, e la potenza di un clash culturale. L'America bigotta e reazionaria dei religiosi e dei conservatori armati, la madre e il padre di Melody, a New York lascia esplodere le pulsioni represse: lei diventa un'artista concettuale e vive con due uomini, lui fa il coming out... Whatever Works - titolo orginale, il doppiaggio è atroce - è un film libero, variazione spassosa e melanconica sulla morale, l'amore, la vita.
di Cristina Piccino

The XX

Indie. Hype. New sensation. Gran Bretagna. Londra. Indie. Basterebbe questo per chiudere qui una recensione che non sarebbe neanche iniziata se una band del sud di Londra non fosse capitata per caso sul palco del "Reading and Leeds Festival" un piovoso pomeriggio d'estate.Può un disco avere pathos pur non avendo picchi, arrampicarsi su per un climax dalla pendenza appena percettibile e salire e scendere senza farsi notare? Forse no. Ma l'impressione è che i The XX ci siano andati davvero vicino.Se la delicatezza dei Mazzy Star, l'utopia estetica dei Codeine e l'anima più leggera dei Pixies divenisse musica, questa sarebbe "Shelter" o "VCR". Se un richiamo attutito di battiti dub potesse per qualche volta mascherarsi dietro una parvenza di Cure, diventerebbe "Crystalised" e nessuno avrebbe da obiettare. L'invitante estetica di un lavoro sottile di drum machine al servizio di corde silenziose attira a sé sensazioni ovattate di dolori smussati da testi che non potrebbero che essere ingenui e sognanti, nella misura in cui a dar loro voce è il verso di una ragazzina dalla cadenza sospirata come Romy Madley Croft.I richiami agli Young Marble Giants chiudono il cerchio di un disco autoprodotto, ispirato, onesto, nudo e dalla sensualità palpabile nei suoni caldi di un pugno di canzoni che hanno il solo difetto di non inventare nulla se non la stessa band.Predire un futuro radioso ai The XX è affare superfluo. Dal circuito dei pub alle arene nel giro di poche settimane è un gioco che funziona poche volte ed esclusivamente quando si trova la giusta combinazione. Indie. Hype. New sensation. Gran Bretagna, appunto, Londra.
di Alex Franquelli Ondarock

settembre 28, 2009

L'educazione come pratica di libertà.

I processi educativi dovrebbero essere caratterizzati dal rispetto per i diritti dell’uomo, da obiettivi di alfabetizzazione per tutti, dal riconoscimento della diversità culturale, da una prospettiva di sviluppo sostenibile, di cittadinanza attiva e di pace, da percorsi di educazione al pensiero critico, da un’attenzione complessiva per l’essere umano.L’educazione e la cultura giocano un ruolo fondamentale non soltanto per il rispetto, ma anche per lo sviluppo della diversità dell’uomo. Sfortunatamente oggi, educazione e cultura sono diventate commercio. E’ nella ricerca di paradigmi alternativi riguardanti proprio l’educazione e la cultura che si può contribuire in quanto educatori ad ostacolare una globalizzazione violenta e monoculturale. I nuovi paradigmi si costruiscono attraverso una partecipazione attiva e creativa dell’individuo all’avventura educativa e culturale. L’educazione deve farsi pratica di libertà, deve creare un’attitudine generale a porre e a formulare problemi, sviluppando l’intelligenza attraverso il dubbio, uno spirito problematizzatore. Là dove si impone il consumismo in tali ambiti, l’alternativa è la produzione culturale ed educativa, non individuale ma collettiva (Gelpi). Per diventare cittadini di un mondo che vuole riconoscersi in valori comuni - pace, diritti umani, sviluppo, ambiente - e promuovere un’osmosi tra crescita economica, sviluppo democratico e rispetto della persona umana.La cultura che si fonda sui diritti umani è infatti una cultura pervasiva, che libera e apre, che considera la scuola, l’università, il mondo dell’informazione e quello dei poteri locali, regionali e nazionali come un cantiere, un laboratorio di costruzione della nuova cittadinanza democratica che nasce dalla scuola, ma pervade l’intero arco della vita della persona (Morin).Per raggiungere questo obiettivo occorre allora recuperare quella visione ampia dell’educazione che i Greci hanno chiamato Paideia. Nell'Enciclopedia Filosofica alla voce Paideia leggiamo: ''Nel suo significato letterale ed originario vale ''educazione'' come tecnica con cui il fanciullo è preparato alla vita. Nondimeno il termine nel mondo ellenico andò sempre più arricchendosi di significato, fino ad esprimere l'ideale della formazione umana; non più dunque, preparazione alla cultura, ma la cultura stessa in quanto "valore" della personalità. I latini tradussero "paideia" con "humanitas"; i tedeschi traducono "Bildung", significando, appunto, un concetto diverso dalla "Kultur". La paideia, l'humanitas, non è, infatti, la cultura in senso quantitativo ed oggettivo, ma la cultura nella sua alta espressione qualitativa e personale. Nella civiltà greca, di conseguenza, la persona umana realizzava interamente se stessa nella paideia e per questo conquistava l'immortalità e la beatitudine''. Ci sono nella concezione greca (soprattutto in quella platonica e aristotelica, in cui paideia è educazione permanente, compito del cittadino e del politico, precondizione di chiunque intenda partecipare alla “custodia” civile, militare, culturale della propria vita) aspetti di etica, di politica e di educazione che andrebbero ripresi oggi, tenendo conto del mutato contesto storico. Mi riferisco ad esempio all’accrescimento della consapevolezza e delle responsabilità come appartenenza ad una comunità o ancora il precetto che gli amministratori e i politici della polis vegliassero affinché ai cittadini fossero garantite le opportunità e le norme atte a favorire il perseguimento di mete di vita, per sé e, contemporaneamente, per l’esercizio della cittadinanza.Ricorda Arendt: nella vita pubblica della polis si decideva con la persuasione, con la parola, non con la forza e la violenza. Attraverso la politica si accedeva alla libertà: perché non si era sottomessi, ci si poteva sentire se stessi, interagendo con gli altri per azioni e imprese liberamente scelte.I fenomeni di globalizzazione dei mercati e delle comunicazioni non hanno portato con sé un’estensione e uno sviluppo generalizzato della democrazia e dei diritti ad essa correlati.Sembra che nelle democrazie odierne il senso greco del logos si sia sempre più modificato nel primato di una ragione tecnica e procedurale che non permette di condividere idee e significati. Ma il logos non è la ragione tecnica, è il linguaggio, la parola che viene scambiata nella comunità e che alimenta la relazione intersoggettiva. La politica stessa nasce quando gli uomini non scambiano solo cose, ma le parole, che sono per essenza relazione.Per Aristotele il linguaggio riguarda il manifestare ciò che è utile e ciò che è dannoso, ciò che è giusto e ciò che è ingiusto. Solo la paideia quindi, l’educazione alla parola e attraverso la parola, permette all’uomo di scegliere liberamente un comportamento responsabile. E’ l’ethos ciò che distingue l’uomo in quanto capace di rispondere di se stesso, di rendersi responsabile di sé (Gadamer).E’ necessario allora che insieme alle nuove generazioni, a partire dalla scuola di base, sia ricostruito il lessico della democrazia, non solo recuperando i significati delle sue parole fondanti (democrazia, libertà, uguaglianza, costituzione) ma stabilendo una connessione con ciò che esse vogliono dire nella vita di ciascuno e della collettività in termini di pratiche (riprendendo l’idea deweyana della scuola come luogo di vita democratica).L’insegnante, co-costruttore di saperi, è anche regista di una piccola vita sociale che nella scuola si costruisce come prova di partecipazione alla più ampia società. Solo una scuola che non dimentica l’etica pubblica è davvero pubblica. Diventa ostacolo allora il linguaggio mercantilistico introdotto con l’autonomia scolastica, l’esaltazione delle regole del mercato nelle politiche dell’educazione introdotte dallo spirito d’impresa (cito ad esempio gli indicatori oggettivi di produttività) che rischia di creare confusione con la competizione. E una scuola assillata dalle regole dell’efficienza e della competizione difficilmente si può sentire impegnata a educare ai diritti, alle libertà fondamentali, alla giustizia.Per evitare che la parola educazione si cristallizzi, si solidifichi e diventi priva significato, diventa importante allora coltivare il pensiero: il pensiero libero, che crea il rinnovamento intellettuale. E nell'educazione oggi, nel rapporto fra i professori e gli studenti, nell'organizzazione della scuola, e anche nel mondo dell'informatica e in quello dell'informazione, va stimolato come non mai, guardando al futuro, quanto la capacità di pensare, di rinnovare il suo sapere, di rivederlo, di ricrearlo. In caso contrario credo che saremo condannati a un inaridimento, a un esaurimento del nostro orizzonte di possibilità.E mi rifaccio ancora una volta ad un termine greco, arete, che, all'origine, significava eccellenza umana, capacità di autocrearsi o di essere qualcosa di superiore, di ulteriore rispetto alla pura animalità. Significava, in altre parole, saper creare una figura umana superiore, eccellente. Il verbo “aretao” significa infatti crescere, svilupparsi. Di conseguenza arete sta ad indicare la possibilità dell'essere umano di svilupparsi in modo eccellente, in senso positivo.È certo molto importante anche in una prospettiva pedagogica che l'uomo, l'individuo, il bambino possa svilupparsi verso il positivo. Infatti, solo l'educazione, con i suoi sistemi, istituzioni, spazi, può far sì che il bambino sia virtuoso nel senso greco; solo l'educazione può consentirgli di sviluppare le sue capacità, il suo essere, ciò che gli è proprio e che porta dentro di sé.Ma l'educazione è, nel contempo, un'azione che la società opera nei confronti dei singoli ed un processo personale dell'Individuo, nell'acquisizione dei dati necessari al suo sviluppo globale. Non dobbiamo dimenticare che essa è uno strumento, una premessa necessaria atta a risvegliare il giudizio e la personalità, a formare il carattere della società di domani.Essa non si limita ad una fase della vita dell'uomo ma ne é, o, meglio, ne dovrebbe essere, una costante, e come tale la formazione della persona è il centro dell'azione educativa greca e romana. Essa è prerogativa dell'uomo.La libertà è, dunque, la condizione necessaria affinché possa essere estratto (e-duco) e plasmato l'io o coscienza individuale, che è l’ahamkara (costruzione dell'ego) indiano. E’ necessario però tener conto del mutato contesto storico. Oggi i rapporti sociali sono “tirati fuori” da contesti locali di interazione e riallacciati su archi spazio-tempo lontani e indefiniti e le relazioni sociali sono sempre più spesso stabilite a grandi distanza.Per questo si moltiplicano oggi azioni in direzione contraria, orientate alla riappropriazione e ridefinizione di relazioni sociali alle condizioni locali di spazio e tempo.Il processo di globalizzazione va infatti di pari passo con uno di regionalizzazione. Sembra trattarsi anzitutto di un fenomeno culturale: il cosiddetto disembedding provoca un senso di insicurezza e lo stesso effetto hanno la rapidità con cui le relazioni sociali cambiano e la varietà di situazioni con cui si confronta.Questa possibilità comporta anche la formazione di nuove subculture e la rivitalizzazione di identità tradizionali e locali, che forniscono risposte di significato, facilità di rapporti fiducia alle interazioni nella vita quotidiana.La deterritorializzazione esito della globalizzazione penalizza anche la pedagogia e tutti i saperi dell’educazione che da sempre operano localmente e sono legati al territorio e alla comunità, come Civitas umana e luogo di riferimento, appartenenza e riconoscimento culturale. La pedagogia infatti trova nel proprio luogo d’origine il proprio impianto culturale, gli assetti disciplinari, il linguaggio scientifico, i valori. In un contesto globale, smarrisce la sua funzione di risposta alla crisi di senso poiché la sua offerta è parziale e locale, laddove la progettualità, le aspirazioni, le costruzioni sociali sono volte al globale.Siamo di fronte al paradosso espresso da Luhmann: la società è fatta in ultima analisi di interazioni dirette fra persone, ma la società che è cresciuta non è più accessibile alle persone per mezzo dell’interazione diretta.Una rivoluzione che impedisce di pensare al proprio quotidiano prescindendo dalla complessità della situazione mondiale, ma che richiede anche un radicamento nell’esperienza vissuta autentica per interpretare e dare senso ad uno sfondo che altrimenti si riduce a contrattazioni affaristiche.Si parla infatti di educazione sostenibile, che agisce da un lato localmente opponendosi alla deterritorializzazione, e dall’altro globalmente governando la mondializzazione disumanizzante.Dal punto di vista locale, occorre pensare a pratiche educative che restituiscano ai luoghi la loro capacità di produrre senso per l’esistenza, rivalutando la dimensione della communitas, ancorandosi ai territori come spazi vissuti di organizzazione delle identità, dei saperi, delle relazioni, delle comunicazioni, delle visioni del mondo.Dal punto di vista globale, occorre aprirsi alla sfida della formazione di un cittadino globale, nel confronto tra culture e civiltà.E’ evidente quindi quanto sia necessario per la scuola uscire da un’ autoreferenzialità rispetto al mondo sociale e quanto sia ugualmente necessario (come indicato da Vanna Iori) che i quartieri e le piazze delle grandi città tornino ad essere vissuti, recuperando il senso degli spazi in cui si parla, si discute, si gioca, si festeggia.La pedagogia, in conclusione, deve educare coscienze che sono individuali ma ad un tempo collettive, private ma allo tempo pubbliche. Fin dall’infanzia, deve fare rientrare nei progetti educativi e nei programmi esperienze di partecipazione, di collaborazione e di assunzione di incarichi e di responsabilità, con l’obiettivo di promuovere la massima realizzazione dell’individuo, delle proprie possibilità personali, così da renderlo attore di cambiamento all’interno dall’organizzazione. E’ importante che la scuola sia "un luogo di cittadinanza democratica". L’organizzazione stessa della scuola, prefigurata dalla sperimentazione dell’autonomia, favorisce la responsabilizzazione e la partecipazione degli studenti alla vita scolastica, l’ascolto delle loro proposte, la creazione di spazi adeguati alla crescita democratica e all’esercizio attivo di diritti e responsabilità, la promozione di una cultura del dibattito e della negoziazione e la legittimazione di punti di vista diversi. Per la politica, di contro, si tratta di accettare la presenza di individui scomodi perché educati alla partecipazione e alla gestione del bene comune.

di Giada Farè

settembre 25, 2009

Il PAV di Torino che non piace agli ignoranti.

Il Parco Arte Vivente - Centro sperimentale d’arte contemporanea è molte cose insieme: uno spazio pubblico in una città in trasformazione, un sito espositivo all’aria aperta, un nuovo museo interattivo, luogo di incontro e di esperienze in laboratorio, centro di ricerca attento al dialogo tra arte, scienza e natura, fra arte contemporanea, biotecnologie ed ecologia, fra pubblico e artisti, biologi e ambientalisti. La serra a cui si accede dalla piazza pedonale è la porta di ingresso del Centro che, realizzato secondo i principi dell’architettura bioclimatica, è concepita come una "architettura verde", sempre vissuta in stretta relazione con il parco. Il progetto è stato concepito dall’artista Piero Gilardi e sviluppato con l’architetto paesaggista Gianluca Cosmacini, con il contributo dell’architetto Alessandro Fassi per gli aspetti di architettura bioecologica e con il gruppo di lavoro interdisciplinare dell'associazione acPav. Il Parco Arte Vivente è organizzato in ambienti e progetti:
Bioma, è l’edificio che contiene l’opera ambientale da cui prende il nome, vero e proprio baricentro e sintesi simbolica del pensiero progettuale complessivo. Il percorso Bioma, allestito su progetto dall’architetto Massimo Venegoni, è articolato in sei ambienti dove sono collocate altrettante postazioni interattive ideate da Piero Gilardi con l’apporto tecnologico di Riccardo Colella. Nel percorso a semicerchio, l'insieme si sviluppa in sei ambienti diversi, da percorrere, e che contengono dispositivi sensoriali costituiti da materiali inerti, materiali viventi e apparati tecnologici interattivi realizzati in ambiente Macintosh. E' evidente quanto il nostro stile di vita sia interessato dall'uso della tecnologia e quanto questa abbia modificato la comune percezione della realtà e, in generale, l'estetica corrente. Bioma, organismo ibrido realizzato appunto grazie alla tecnologia, ma anche a soggetti viventi come vegetali o pesci guizzanti e a materiali quali terra e legno, tende a esplicitare questa estetica "tecnettronica" nella quale ci troviamo avvolti.Proprio per svelare la distanza tecnologica con la quale le nostre percezioni si misurano, in parallelo alle apparecchiature digitali, Gilardi predispone materiali che appartengono pienamente alla categoria del tattile e del quotidiano, con tutte le informazioni che questi oggetti sono capaci di attivare: il profumo delle spezie e degli agrumi, il disordine compositivo delle foglie d'edera, la pesantezza dei ciottoli di fiume, la mobilità dell'acqua dolce. Anche le strutture che contengono i dispositivi interattivi manifestano la traccia visibile della manualità che li ha prodotti: terra cruda e ruvida, legno levigato, metallo; elementi naturali che rilasciano le informazioni per le quali misteriosamente si sono formati, in una collana di sollecitazioni che agiscono sul piano esperienziale, cognitivo, simbolico.Coinvolgendo tutta la persona nel suo agire lo spazio, il percorso meandriforme di Bioma, racchiuso in penombra, all'interno della globalità del Parco Arte Vivente e del suo paesaggio naturale, può rappresentare un più profondo paesaggio segreto e articolato, spesso interlocutorio, denso di esperienze ambientali da esplorare: fisiologiche e sensoriali, cinestetiche, estetiche, relazionali ed etiche.Agendo in una dimensione sociale, l'organismo Bioma è un luogo da abitare con le nostre informazioni termiche, elettriche, magnetiche e con significati personali e inediti, poichè l'installazione, nel suo stato di stasi - disabilitata - semplicemente, "non è". Gli individui che abitano Bioma sono liberi di utilizzare i dispositivi presenti, singolarmente o anche in modo collettivo, come accade in particolare nella postazione Suoni Mutevoli dove è possibile agire in sincronia con altri partecipanti; o in Energie Invisibili, studiata per quattro persone che contemporaneamente vi interagiscano. Negli altri moduli tutti i presenti possono condividere la visione che viene a formarsi per opera di chi attiva il dispositivo digitale.
Il parco, giardino in via di realizzazione, occupa un’ex area industriale di circa 23.000 mq dove, nel 2006, è stata realizzata Trèfle, la prima opera d’arte ambientale costruita nel territorio del PAV. Organismo vegetale vivente ideato dall’artista francese Dominique Gonzalez-Foerster, Trèfle è un grande ambiente a forma di quadrifoglio in terra ed erba, intagliato nel suolo, circondato da un muro in pietra ricoperto di edera.Nel parco esterno, curato a verde dall'architetto paesaggista Gianluca Cosmacini, accanto a Trèfle stanno sorgendo numerosi altri progetti open air sperimentabili attivamente dal pubblico.
L'Art Program. Il programma artistico, diretto da Piero Gilardi, si sviluppa attraverso la realizzazione da parte di numerosi artisti italiani e internazionali di singole opere o più complesse installazioni d’arte contemporanea, permanenti e temporanee, collocate nello spazio esterno del parco e nelle aree espositive interne. Per la realizzazione dei progetti espositivi è previsto il coinvolgimento del pubblico in workshop e seminari condotti dagli artisti stessi.
Le Attività Educative e Formative, curate da Orietta Brombin, prevedono un programma aperto a tutti, con visite guidate, stage di formazione per insegnanti, operatori e studenti di tutte le fasce di età e per il pubblico adulto. Il programma propone itinerari di conoscenza teorica e di laboratorio e fornisce mezzi e materiali per realizzare una esperienza personale di stimoli cognitivi, emotivi ed espressivi. L'obiettivo dei programmi artistici ed espositivi e delle attività di laboratorio è quello di dare nuovo impulso alla partecipazione attiva dei cittadini alla vita culturale, sensibilizzando alle tematiche ambientali attraverso lo studio e la sperimentazione dei linguaggi espressivi della contemporaneità, spesso in collaborazione con esperti di varie discipline e con gli autori delle opere esposte.
Il PAV è condotto in partnership con la Città di Torino, la Fondazione Torino Musei, AMIAT e l’associazione acPav.

settembre 24, 2009

I ragni di Louise Bourgeois

A 97 anni, la più grande e provocatoria artista vivente s'ispira ancora agli incubi della sua infanzia. E racconta che, per lei, creare è un modo per sopravvivere. E non uccidere qualcunodi Antonella Barina"L'artista è un lupo solitario. Ulula tutto solo. Il che però non è così terribile, perché lui ha il privilegio di essere in contatto con il proprio inconscio. Sa dare alle sue emozioni una forma, uno stile. Fare arte non è una terapia, è un atto di sopravvivenza. Una garanzia di salute mentale. la certezza che non ti farai del male e che non ucciderai qualcuno". Diretta, dura, quasi brutale, Louise Bourgeois spiega così la propria creatività, come un modo per esorcizzare i demoni che la inseguono fin dall'infanzia. Lo spiega via e-mail, perché a quasi 97 anni (li compirà il giorno di Natale), non concede più interviste vis-à-vis, riceve rarissime persone e non esce di casa da una dozzina d'anni. Solo qualche domenica, ogni tanto, secondo un'abitudine che dura ormai da trent'anni, accoglie i giovani artisti che vanno a renderle omaggio e a mostrarle i loro lavori ("E' il mio modo di tenermi aggiornata su ciò che accade" spiega). Ma non sono pochi quelli che se ne vanno in lacrime dopo i suoi commenti. Certo, quella di Louise Bourgeois è una personalità ostica, ombrosa, imprevedibile: basta vedere quegli enormi, terrificanti ragni che lei ha chiamato Maman, quei suoi corpi di stoffa mutilati, quei volti fasciati che sembrano urlare afoni...Quei lavori così aggressivamente emotivi che fanno di lei una delle più grandi artiste viventi. E che a partire da sabato 18 ottobre (fino all'11 gennaio) saranno in mostra al Museo Capodimonte, a Napoli, nella prima grande retrospettiva che le dedica l'Italia (catalogo Electa). Circa sessanta opere, tra cui due nuove installazioni della serie Cells mai viste prima, che saranno esposte insieme alla collezione permanente del museo, quella di arte antica: con Botticelli, Bruegel, Sebastiano del Piombo...Creando contrasti ad alta tensione. "Bisogna essere molto agressivi per essere scultori" dice la Bourgeois. "Quando mi si chiede troppo, io anzichè reagire contro le persone mi rivolto contro le mie statue. Il che è molto più sicuro". E' un'arte profondamente autobiografica, la sua, che affonda le radici nel rapporto tormentato con i suoi genitori, parigini della buona borghesia, che riparavano e vendevano arazzi. "Il mio problema fu nascere alla vigilia della prima guerra mondiale", nel 1911: lei non aveva ancora tre anni quando il padre si arruolò e, poco dopo, fu ferito. Per mesi Louise fu trascinata dalla madre in ospedale in cerca del padre, ricoverato chissà dove: un'assenza vissuta come abbandono; uno spettacolo di dolore, nelle corsie, che torna di continuo nei corpi martoriati delle sue sculture. "Alla fine della guerra, poi, mio padre era cambiato. Deciso a divertirsi. A inseguire le gonnelle. Gli uomini sono sfrenati e le donne soffrono". Peggio: a fargli perdere la testa fu Sadie, la governante assunta per insegnare l'inglese a Louise e ai suoi fratelli, che per dieci anni visse in famiglia. Un triplo tradimento (dei due amanti, ma anche della madre, che non reagiva più di tanto) di cui i bambini erano consapevoli. Una ferita che la Bourgeois troverà la forza di rivelare al mondo solo nell'82, a 71 anni, nel corso di un'intervista. E una sua scultura degli Anni 90, ora al Centre Pompidou, raffigura una casa della sua infanzia, ingabbiata e sovrastata da un'imponenete ghigliottina. "A farmi lavorare è la rabbia", dice oggi l'artista. " E la memoria mi aiuta a capire perchè mi sento come mi sento e faccio quello che faccio. bisogna essere accurati nei ricordi. L'obiettivo è rintracciare la fonte della propria ansia. In questo consiste la psicoanalisi e a questo mi serve la scultura". Louise approda negli studi d'arte di Montparnasse e Montmartre nel '33, dopo aver studiato Calcolo e Geometria alla Sorbona. "Mio padre però detestava gli artisti. Non voleva che diventassi una di loro. E non sarebbe successo se fossi rimasta in Francia, così sono partita: sono una fuggiasca". Scappa via dalla sua infanzia con Robert Goldwater; un critico d'arte americano conosciuto a Parigi, che ai primi venti di guerra, nel '38, sposa Louise e la porta con sé a New york. ("Lui era l'esatto opposto di mio padre"). La coppia adotta un piccolo orfano di guerra, poi ha due figli. La maternità è un tema ricorrente nel lavoro della Bourgeois..."Ho cercato di essere riflessiva e scaltra come maman, ma non sono mai stata alla sua altezza: lei era molto più forte di me. E' difficile essere madre se tu stessa sei alla ricerca di una madre". Dopo la guerra, Louise allestisce uno studio sul tetto della sua casa di Manhattan, dove si rifugia a scolpire: dozzine di figure di legno emaciate, solitarie, che chiama Personages e che, spiega, rappresentano tutti coloro che si è lasciata alle spalle in Francia. I Goldwater sono ben inseriti nel mondo artistico neyorkese: lui insegna storia dell'arte all'università; lei è un'ospite perfetta e il tramite tra i surrealisti fuggiti dall'Europa nazista - Max Ernst, Duchamp, Breton, Matta - e i nuovi espressionisti americani, De Kooning, Rothko... Anche lei espone, eppure non svetta. E nel '51, quando muore suo padre, entra in depressione, passa le giornate a letto, per un decennio non fa più una mostra. Riprende solo negli Anni '60. Ma a notarla sono in pochi. "Sono una maratoneta solitaria. E non lavoro per il successo. Lavoro per esprimermi e sentirmi più serena. Per questo ho potuto continuare tanti anni ignorata dal mercato. Qualcosa cambia nel '73, quando muore il marito: la perfetta padrona di casa, moglie dell'illustre professore, trasforma il suo salotto in studio - sculture e disordine, appunti sui muri, materiali ovunque - e fa amicizia con creativi d'ogni sorta, più giovani di lei...Tra cui Jerry Gorovoy, artista e gallerista in erba, che la fa esporre. Da allora - a tutt'oggi - lui diventa il suo assistente, il suo manager; il suo tuttofare onnipresente...Un po' figlio fedele, un po' padre protettivo, un po' protesi, un po' amico. E finalmente i grandi musei scoprono Louise Bourgeois. Che nell'82, a 71 anni, è la prima donna ad avere una grande retrospettiva al Moma di New York. Nel '92 è consacrata dal Guggenheim tra i classici, nella mostra Da Brancusi a Bourgeois. Nel '93 rappresenta gli Stati Uniti alla Biennale di Venezia... Ma bisogna arrivare a quegli enormi ragni di bronzo - alla Tate di Londra, al Guggenheim di Bilbao, sul lungomare di San Francisco - perchè la "fuggiasca" così forte e vulnerabile entri definitivamente nell'immaginario del grande pubblico. "Il ragno è un'ode a mia madre. Ho ereditato la sua intelligenza. Ma anche il cuore insano di mio padre"Artecinema A Napoli un documentario sulla vita della scultrice. Parla la regista"Lei è una donna insieme forte e fragile, che punge come un porcospino. Per paura".di Antonella BarinaLouise Bourgeois siede a un tavolo, mandarino e coltello in mano e, visibilmente turbata, ricorda una storia della sua infanzia: il giorno in cui suo padre intagliò la buccia di un mandarino e la staccò dal frutto, in modo da creare un pupazzetto con un pene eretto. Per poi rivolgersi ai commensali: " Mi dispiace che mia figlia non possa esibire una simile bellezza. Lei, è ovvio, lì non ha granché". L'artista siede immobile e a stento trattiene le lacrime: "A distanza di tanti anni, l'episodio è ancora così vivo nei miei ricordi. Come fosse successo ieri. Cosa possono fare i bambini, la notte, se non piangere, piangere? Anche se è inutile: i genitori arrivano con uno specchio e dicono "guarda come sei brutta quando piangi"". La scena - senza tagli, senza musica, tesa come il suo dolore soffocato - è il momento più drammatico del documentario: Louise Bourgeois. The spider, the mistress and the tangerine (il ragno, l'amante e il mandarino), che debutterà in prima europea il 16 ottobre alle 21, 30, al Teatro Augusteo di Napoli (l'esordio a New York ha registrato il tutto esaurito per due settimane). Un viaggio attraverso l'immaginazione e la vita della grande artista, che la storica dell'arte Amei Wallach e la regista Marion Cajori hanno girato a partire dal 1993. Conversando con lei nel suo studio di Brooklyn e ( da quando non esce più di casa) nella sua abitazione di Manhattan; andando a filmare i suoi lavori a New York, Madrid, Milano, Venezia, Londra; conquistando pian piano la sua fiducia; e scoprendo come le spine della sua infanzia si ripropongono in sculture e installazioni. Forte accento francese, volto scavato, dai tratti duri, come una scultura africana, la Bourgeois si racconta con franchezza spesso sconcertante."Eppure non è stato facile" racconta Amei Wallach. "Louise è umorale: a volte ci aspettava, altre ci cacciava, altre copriva l'obiettivo della cinepresa con le mani; a volte ci rendeva la vita impossibile, altre ci spiazzava con vere performance preparate per noi. Ma nel corso dei mesi siamo diventate amiche e lei si è svelata sempre di più". Che tipo è la Bourgeois?"Una donna incredibilmente fragile e al tempo stesso tosta, che punge come un porcospino: per difendersi. Una persona con la capacità rara di accedere al proprio inconscio, quello che hanno i grandi maestri. E i matti. La sua unicità come artista?"Avere osato questo viaggio pericoloso e folle nella propria psiche, esumando immagini che nessun altro artista è mai riuscito a dissippellire. Visioni in continuo cambiamente, emozioni sempre nuove: il suo lavoro ha avuto un'evoluzione così radicale che è insieme modernista e post-modern".Perché allora il successo è arrivato così tardi nella sua vita?"Tardissimo, direi: ci abbiamo messo tanto a girare il film perché, ancora una dozzina di anni fa, non c'erano collezionisti privati delle sue opere, quindi mecenati disposti a finanziare una pellicola su di lei. I motivi? Sono svariati: per le donne affermarsi è sempre stato più difficile...per decenni è andato di moda il formalismo astratto, mentre la Bourgeois esplorava terreni d'altro genere...la sua arte è così impietosa, che tutt'oggi c'è chi fatica a guardarla..."Le ha mai chiesto cosa significa per lei invecchiare?"Mai: è uno dei temi che nessuno oserebbe affrontare con Louise. Certo, non ha significato concigliarsi con la sua infanzia. Che è più che mai una ferita aperta".Figlia dolente, com'è nel ruolo di madre?"In difficoltà: sia lei che i figli sono persone difficili".Nel film, il figlio Jean-Louis ricorda un episodio di tanti anni fa: "Loiuse aveva cucinato un magnifico cosciotto di agnello e noi - papà e i fratelli - ci siamo mostrati stupefatti, perché non si metteva spesso ai fornelli. Al che lei, furiosa, ha afferrato il pezzo di carne e l'ha gettato dalla finestra. Fui spedito a recuperarlo: era rotolato sotto una macchina e si era ricoperto di ghiaia. L'ho sciacquato e ci siamo riseduti a mangiare senza profferire parola".

Il venerdì: Articolo del novembre 2008

settembre 23, 2009

I ministri dell’Astio e l’assalto alla cultura.


Ogni giorno c'è un ministro dell'Astio, il sovrauomo Brunetta innanzitutto, che vomita trivialità ora su uno ora su un altro pezzo d'Italia: i cineasti sono parassiti, la borghesia è marcia, i professori sono ignoranti, gli statali sono fannulloni, gli studenti sono stupidi, gli economisti sono sconclusionati… Insomma ogni giorno arriva un insulto, un dileggio o una derisione a carico di una categoria sociale diversa. E sono parole rivelatrici, più di un album di fotografie, parole che sono la verità di questi uomini.Parole che esprimono il senso compiuto di questi cortigiani del Principe che hanno un conto aperto con la natura o con la società e approfittano del loro potere per sfogarsi, come quei personaggi di Stendhal che cercavano a Parigi il risarcimento degli affronti subiti in provincia.E infatti non si erano mai visti governanti così furiosi contro i governati. Giganti in esilio dentro corpi politicamente troppo angusti, Brunetta, Gelmini, Bondi e, qualche volta, anche Sacconi e Tremonti, trattano l'Italia come una pessima bestia da addomesticare, hanno elevato il disprezzo ad arte di governo, vogliono far espiare al Paese le loro inadeguatezze e le loro frustrazioni.Bondi per esempio crede che la cultura sia il computo di sillabe in versi sciolti. Brunetta, che non sopporta la bassezza degli indici di produttività, vorrebbe disitalianizzare l'Italia per farne un campo di concentramento laburista: il lavoro detentivo rende liberi, belli, grandi e anche biondi. La Gelmini persegue un sessantotto al contrario che lobotomizzi fantasia e dottrina e mandi al potere i ragionieri con la lesina come scettro.Di Bossi è inutile dire: vanta una lunga carriera fondata sulla parolaccia, sul dito medio, sulla scatole rotte, sulla carta igienica, sul ce l'ho duro…Benché nessun governo abbia mai teorizzato e praticato l'offesa dei propri elettori come scienza politica, l'attacco alla cultura non è certo una novità. Goebbels, che era piccolo, nero e zoppo, metteva la mano alla pistola. Scelba, che era calvo e rotondo come un arancino, coniò il neologismo - culturame - ora rilanciato da Brunetta. Anche Togliatti sfotteva in terronio maccheronico il terrone Vittorini, e più in generale il Partito comunista riconosceva solo gli intellettuali organici, cioè gli intellettuali senza intelletto ma con il piffero…Insomma, fare guerra alla cultura è sempre nevrosi, alla lunga perdente, ed è comunque manganello nelle sue varie forme, reali e metaforiche. Oltraggiare la cultura è uno scandalo penoso: è come sparare in chiesa, impiccare i neri, imputare all'immigrato clandestino la sua miseria, punire la sofferenza come un reato. Ed è un altro modo di organizzare ronde, magari sotto forma di squadracce ministeriali: prediche, comizi, fatwa…Se Brunetta potesse pesterebbe i vari Placido d'Italia, da Dario Fo a Umberto Eco e, per imparzialità, anche Pippo Baudo e Fiorello. Per Brunetta e Bondi, infatti, gli uomini colti sono la misura della propria dannazione, lo specchio della propria nudità, come Berlusconi visto dalla D'Addario.Con quegli uomini, che ora chiamano parassiti, Brunetta e Bondi non sono mai riusciti ad intrattenersi neppure quando militavano a sinistra. È da allora che covano rancori. Odiano i salotti (cioè le buone maniere) che li tenevano a distanza. Disprezzano i libri che non hanno letto né tanto meno scritto e che per il popolo della Padania sono ciapa pulver, acchiappa polvere, deposito di pulviscolo.Sono rancorosi, Brunetta e Bondi, perché sono stati di sinistra e ora ne sono pentiti visto che solo la destra plebea e indecorosa li ha "capiti", promossi e ben ripagati. Come gli ebrei convertiti dell'Inquisizione cristiana rimproveravano a Cristo la debolezza di amare tutti, così questi ministri cortigiani rimproverano alla casa di produzione Medusa, che appartiene al loro dio, di investire sui nemici di dio, sudditi infidi che loro conoscono come se stessi.Dunque i ministri dell'Astio danno del parassita agli artitisti di sinistra perché non sopportano che siano sovvenzionati dal loro stesso padrone senza neppure baciargli la mano. Addirittura quelli gliela addentano! Ebbene questa, signori ministri dell'Astio, è stizza.È la stizza di chi, per avere i favori del Principe, non ha badato a spese, ha cambiato i propri connotati, ha ceduto l'anima, si è legato a doppie catene al suo carro. E ora vede che i vari Placido - non importa se bravi o meno - non si sono fatti ipnotizzare dalla medusa che li paga.In buona sostanza, l'insulto come forma governo è espressione di malafede e di malessere, un impasto di vita vissuta male e di autoespiazione forcaiola: un film drammatico insomma. Dunque Michele Placido non li quereli, ma li metta in scena. Con i soldi della Medusa. Titolo? "La bava dei servi".

di Francesco Merlo

settembre 22, 2009

Daniele Luttazzi: La guerra civile fredda.

Dopo aver introdotto nel dibattito pubblico il concetto di golpe al rallentatore, con cui illustrava, nel 2002, le analogie fra il piano piduista di Gelli e il programma berlusconiano, Daniele Luttazzi aggiorna spregiudicatamente il quadro con l’esame satirico della tappa successiva: la guerra civile fredda.
La “guerra civile fredda” è l’esito del progetto organico, reazionario, fatto di disuguaglianze e gerarchie, che è in atto da un ventennio nel Paese. Ne sono conseguiti, fra l’altro, un aumento del 553% della cassa integrazione, una manovra economica che beffa i ceti medi e un piano federalista che porterà alla divisione fra regioni di serie A (magari da annettere alla Carinzia) e di serie B.
Se risulta paradossale, allora, l’appoggio che col loro voto i cittadini italiani stanno dando alle politiche classiste che da anni li danneggiano, una spiegazione tuttavia c’è.
Che Berlusconi e la Lega continuino a vincere le elezioni; An si fonda col PdL; Di Pietro cresca nei sondaggi; il PD resti inconcludente; Prodi abbia battuto Berlusconi per ben due volte; la Chiesa attragga fedeli da duemila anni; e Grillo riempia i palazzetti e le piazze coi suoi Meet up; lo si deve innanzitutto al potere di una straordinaria tecnica di persuasione: la narrazione emotiva.
Circa trent’anni fa, le strategie del marketing politico USA hanno raggiunto un nuovo livello di consapevolezza con la scoperta, da parte dei think-tank di destra, che l’elettorato non vota in modo razionale, ma in base a suggestioni emotive. Il programma elettorale diventa secondario, se non sai come raccontarlo. Vinci le elezioni (è questo il grande trucco) se lo sai raccontare come una storia: una storia che crei con l’elettore un legame emotivo.
Nella nuova realtà politica, tutta emotiva, la popolarità sostituisce la legittimazione; la vittoria la credibilità; e i sondaggi l’ideologia. Una volta agganciato emotivamente, l’elettore sospende la propria capacità critica e finisce per votare anche chi, a conti fatti, non gli converrebbe.
In questo libro, stimolante e divertentissimo, la satira feroce di Daniele Luttazzi esplora in lungo e in largo i 5 elementi fondamentali della narrazione emotiva con un profluvio di casi tratti dalla cronaca più recente, mostrando come l’analisi narratologica riesca non solo a spiegare certi fatti, ma anche, soprattutto, a prevederli.

di Daniele Luttazzi
http://www.danieleluttazzi.it/
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p.s. per chi si è allarmato ("Cos'è, un saggio politico?") non cogliendo la parodia (troppa tv ottunde): vi sbudellerete dalle risate.
(E' un saggio politico.)

settembre 18, 2009

Cibi artificiali e cervello goloso.

Un allarme lanciato da David A.Kessler, medico ed ex commissario della Food and Drug Administration americana noto per le lotte contro i colossi del tabacco, è di quelli impossibile da ignorare: “L’industria del cibo crea prodotti che hano la capacità di modificare le nostre connessione neuronali”. È la tesi, molto documentata, contenuta nel recente The end of overeating taking control of the insatiable american appetite (Rodale, $ 25,95 su Amazon.com). Come viene trasformato il nostro cervello?
I colpevoli, per Kessler, sono i cibi super-appetibili, ossia quelli caratterizzati da alte dosi di zuccheri, grassi, sale e additivi artificiali.
Le alte dosi di dopamina liberate dal cervello provocano ciò che gli esperti chiamano attentional bias, una eccessiva focalizzazione dell’attenzione su un singolo stimolo gratificante, quell’alimento così prelibato cui pensiamo con l’acquolina in bocca. “Succede come per la cocaina: si ha la stessa risposta euforizzante della dopamina ad ogni assunzione di cubo, anche quando non si ha molta fame”.
Sempre di cibo e di cervello parla il libro Il cervello goloso, Bollati Boringhieri, pp.256, €.20,00. Che cos’è il gusto? Ecco la fondamentale domanda a cui cerca di rispondere questo vivace saggio in cui André Holley illustra il percorso grazie al quale l’uomo ha trasformato il cibo da semplice strumento di sopravvivenza a raffinata fonte di piaceri. Una domanda che ci riguarda tutti e ci investe nel quotidiano, perché proprio attorno al gusto e ai suoi complessi meccanismi ruota l’enorme giro d’affari dell’industria alimentare a livello globale. Holley ci spiega in modo semplice ma documentato, sulla base di ricerche sperimentali e studi di neuroimaging, come nascono le preferenze e abitudini alimentari, come si stabilisce il delicato equilibrio tra fabbisogno e consumo, tra sazietà e appetito e, infine, come sorge il piacere della buona tavola. Un libro illuminante, che consente anche al lettore digiuno di conoscenze scientifiche di intravedere tutta la complessità, determinata dall’evoluzione e dai circuiti neurali, nascosta dietro alle abitudini alimentari più semplici e quotidiane. Un libro che è anche un monito a non tradire la saggezza del corpo e a non lasciarci sedurre dal falso miraggio di zuccheri e grassi proposto dai cibi industriali. Indice 1. A che cosa serve il gusto? 2. I cibi e i loro aromi 3. La nascita degli aromi 4. L’eredità olfattiva dell’uomo 5. La percezione dei sapori 6. Una sensibilità meno nota 7. All’origine del piacere di mangiare 8. Fame e sazietà 9. Le mappe cerebrali degli odori, dei sapori e del piacere che si trae dal mangiare 10. Gradire, desiderare, scegliere 11. Preferenze e avversioni alimentari 12. Che cos’è che non funziona?

settembre 17, 2009

Il Giappone tra simbologia, sperimentazione e tradizioni.

La cultura giapponese è ricca di simbologie (talvolta anche ereditate dalla cultura cinese) applicate anche nella vita quotidiana, nel vestire e nel modo di allestire le cose. Legati alle usanze, alle religioni ed all'attenta osservazione di ciò che li caratterizza anche nei comportamenti, questi simboli sono entrati a far parte della cultura popolare. Di seguito, ne elenchiamo alcuni.

CARPA
Simbolo che rappresenta principalmente la perseveranza. La carpa è anche evocativa della fedeltà nel matrimonio e buona fortuna in genere. La carpa (Koi) è sempre in movimento ed è considerata uno dei pesci con più energia e forza. E' inoltre in grado di nuotare controcorrente, che viene interpretato sia come anticonformismo (la forza di non seguire la corrente, bensì di seguire la propria via indipendentemente dal resto) che come forza di superare le avversità.In Giappone la carpa si trova in acque calme, ma è sempre rappresentata in movimento contornata da onde di acqua: questo tipo di rappresentazione suggerisce le virtù di un guerriero determinato ed è spesso associata con le qualità auspicabili nei giovani uomini.La carpa, infatti, è utilizzata in forma di aquiloni nella festa dei ragazzi per rappresentare ed auspicare forza e virtù.

CRISANTEMO
Il fiore del crisantemo (anche simbolo della Famiglia Imperiale e quindi simbolo nazionale), in origine, era apprezzato per le sue qualità di guarigione per stato di ubriachezza, problemi dovuti allo stato di inabilità del sistema nervoso, e debilitazione in generale. Anche oggi il crisantemo è riconosciuto in Giappone per le sue proprietà mediche e viene utilizzato in varie preparazioni erboristiche.Il crisantemo, inoltre, divenne fonte di ispirazione per molte poesie ed il fiore divenne un simbolo autunnale.




FARFALLA
I giapponesi vedono le farfalle come anime dei vivi e dei morti. Sono considerate simboli di gioia e di longevità.Poiché escono trasformete in tutta la loro bellezza dopo essere state per molto tempo nelle loro crisalidi, sono anche un simbolo popolare delle giovani donne, rappresentando la loro nascente bellezza e grazia.Due farfalle che danzano nell'aria, l'una accanto all'altra, rappresentano la felicità coniugale.




FIORI DI CILIEGIO
La brevità della fioritura dei ciliegi e la delicatezza dei fiori sono associati alla brevità della vita.Nell'insieme, i fiori ricordano le nuvole ed i fiori caduti a terra ricordano la neve.I fiori di ciliegio, inoltre, sono simboli nazionali e la fioritura dei ciliegi è seguitissima da tutti i giapponesi, che organizzano feste proprio per questo evento.



GLICINE
Con la sua fioritura in prima estate, il glicine è stato utilizzato nei vestiti degli aristocratici per molti anni.E' usato come simbolo anche in una famosa e molto popolare danza Kabuki.














GRU
Le gru rappresentano longevità e buona fortuna. Sono le figure maggiormente associate all'anno nuovo ed ai matrimoni (come si può notare su molti uchikake - soprabiti matrimoniali).E' usanza giapponese fare 1000 gru di carta (origami) quando si esprime un desiderio speciale. Giganti e colorate collane con le gru si vedono spesso fuori dai templi.Per gli occidentali, le mille gru di carta sono associate con il bombardamento atomico di Hiroshima e un simbolo della pace nel mondo: questo è dovuto alla storia di una bambina (Sadako Sasaki) che aveva 2 anni quando fu bombardata Hiroshima e dopo 10 anni morì di leucemia: per la piccola Sadako (che divenne un simbolo) nel mondo molte persone si adoperarono inviandole degli origami di gru come buon auspicio per la realizzazione del suo desiderio di guarigione. Quando morì, le numerose gru di carta vennero sepolte con lei e nel 1958 fu posata all'Hiroshima Peace Memorial una statua che la raffigura innalzando l'origami di una gru verso il cielo.
LIBELLULA
Grazie al suo clima ed ai suoi corsi d'acqua, il Giappone è un territorio ideale per le libellule, tanto che in passato veniva anche chiamato "l'isola delle libellule". Oltre ad essere un simbolo della stagione estiva e del primo autunno, la libellula è associata (come altri insetti) al successo nelle arti marziali: i samurai, infatti, utilizzavano spesso la sua figura come decorazione per elmi ed armature. Inoltre, simboleggia il successo in genere, la forza, il coraggio e la felicità.



NANDINA
La Nandina è un arbusto che può raggiungere anche i 3 metri di altezza e produce delle bacche che i giapponesi associano all'inverno. Le sue foglie sono famose per le loro proprietà medicinali. Il nome della nandina in Giappone si pronuncia come le parole "difficoltà" e "cambiamento": per questo si crede che questa pianta abbia la particolarità di far scomparire la sfortuna.Nelle composizioni floreali che si fanno per il nuovo anno, questa pianta simboleggia la longevità.









PEONIA
In origine, il fiore della peonia simboleggiava la buona fortuna, l'alto onore e la primavera. I giapponesi lo consideravano come "re dei fiori" e lo utilizzarono in popolari ricami di stoffe.L'arbusto, invece, figura raramente.













PINO
Essendo un sempreverde, il pino rappresenta longevità, buona fortuna e lealtà. Nell'arte, il pino è associato con l'inverno, il nuovo anno, la longevità ed a volte anche l'immortalità.







RAGNO
Il ragno è un simbolo dell'industria, proprio per le sue capacità di tessere ragnatele e per il suo continuo lavoro.Le storie folkloristiche raccontano che l'apparizione di un ragno annuncia la visita di un caro amico.Come anche nella cultura occidentale, si considera che il ragno abbia anche un "lato oscuro".




RANA
Poiché nell'agricoltura in giappone sono molto importanti i campi di riso coltivati con metodi di irrigazione ad inondazione, la rana è simbolo di buona fortuna.La rana, inoltre, è diventato un simbolo molto amato nella poesia e nell'arte (come ad esempio la Rana di M. Bashou). Statuette delle rane vengono spesso vendute nei templi perché la parola "rana" in giapponese si pronuncia come la parola "ritorno".


RONDINE
Le rondini migrano in Giappone ogni primavera, di cui sono anche simbolo. Rappresentano, inoltre, buona fortuna, fedeltà nel matrimonio e fertilità.







TARTARUGA
Simbolo di longevità, la tartaruga è legata ad interpretazioni religiose: si crede infatti che questo animale aiuti a sostenere il mondo, sorvegli il quadrante settentrionale dell'universo insieme al serpente, e porti delle sacre iscrizioni sul suo guscio.Nella tradizione giapponese, la tartaruga sviluppa una coda bianca fluttuante ed esala speciali vapori che evocano sacri gioielli.





MI.TO SETTEMBRE MUSICA 2009
Tra sperimentazione e tradizione.
Keiji Haino
Apparenze da rockstar: chitarra al collo, capelli lunghi e immancabili occhiali scuri. Ma Keiji Haino, in attività da quasi 40 anni, rockstar non lo è affatto. Anche perché la musica di cui è artefice provoca e addirittura intimorisce l’ascoltatore, anziché compiacerlo, ruvida e caotica com’è. Un muro del suono che qualcuno ha definito “di proporzioni wagneriane”. Haino stesso considera del resto lo strumento “un’arma per esprimersi”. E imbracciandolo si avventura in audaci esplorazioni del rumore elettrico, che pur nascendo in alveo rock si manifestano formalmente – a partire dall’approccio improvvisativo – con caratteristiche tipiche del free jazz. Per lui più che per qualsiasi altro musicista connazionale si addice allora il neologismo japanoise.Il selvaggio temperamento espressivo del personaggio ha a che fare con i primi passi compiuti in ambito artistico, quando nei tardi anni Sessanta, Haino si misurava con i canoni del “teatro della crudeltà” di Antonin Artaud. La musica arrivò dopo, al suono – parole sue – di When The Music’s Over dei Doors e con la successiva scoperta del blues: punti di partenza di un percorso durevole e complesso, che l’ha visto animare un’infinità di progetti diversi (di tutti il più noto e longevo è un trio chiamato Fushitsusha) e pubblicare dischi a decine, intercettando cammin facendo le traiettorie di figure altrettanto radicali, da John Zorn a Derek Bailey. Un cursus honorum tracciato nei meandri del sottobosco dove albergano le avanguardie, tale da renderlo a lungo andare artista di culto: sconosciuto ai più ma venerato dai seguaci.A conti fatti, il modo migliore per esporsi al suo talento scabroso è ammirarlo – come capita appunto a MITO – nelle esibizioni da solista, in cui alla proverbiale bellicosità chitarristica associa l’uso della voce, incline più all’urlo o al mugolio che al canto vero e proprio. Eppure, a tratti, dal caotico maelstrom rumorista affiorano relitti melodici che potrebbero anche essere canzoni (non a caso insieme a Charlie Parker, Syd Barrett e Iannis Xenakis, Haino cita fra le proprie fonti d’ispirazione Marlene Dietrich). Assistere a un suo show significa dunque seguirlo in un’immersione dentro ciò che Conrad chiamerebbe “cuore di tenebra”, tentando magari di coglierne l’inopinato intento spirituale. Haino sostiene infatti di mirare in quel modo a un effetto catartico, alludendo alla condizione, detta satori nel buddhismo zen.
di Alberto Campo
Tradizioni del Giappone
Iniziati nella seconda metà del secolo XIX, i rapporti tra l’Occidente e il Giappone sono ben lontani dall’aver raggiunto una approfondita conoscenza reciproca. La precisione e raffinatezza che riconosciamo nella tecnologia nipponica hanno un parallelo altrettanto solido nelle arti della scena che rappresentano appieno lo spirito del Giappone.Con la ieratica gestualità del teatro Nō, con la tradizione musicale danzata del gagaku, con i tamburi taiko che sanno sussurrare o rombare come il tuono, con il canto e i flauti e il liuto biwa o la cetra koto, con la cerimonia del tè, MITO SettembreMusica si affaccia sull’arcipelago culturale nipponico, e va in cerca di quella perfezione che accomuna il giardiniere, il monaco zen, il musicista, il danzatore e l’attore, nell’aspirazione di essere portatori di un frammento di eternità. Tadao Kamei, con la compagnia teatrale nō Sanyokai, Sukeyasu Shiba con il gagaku dell’Orchestra Imperiale Reigakusha, Hajime Takasugi con la sua cerimonia del tè, i tamburi Taikoza, l’Ensemble Sankyokay e i solisti Etsudo Chida e Denjiro Tanaka ci introdurranno nell’orizzonte dell’antica arte tradizionale giapponese.

Progetto realizzato in collaborazione con
Associazione Scènes de la Terre
Coordinamento e produzione di
Chantal e Jean-Luc Larguier
per Interarts Riviera SA

settembre 14, 2009

Transart09, nona edizione del Festival di arte multimediale, tra musica, videoarte e cinema.

A Bolzano, in collaborazione con Museion, va in scena Transart09, nona edizione del Festival di arte multimediale, tra musica, videoarte e cinema. Tra le opere, i "corti" del padre della pop art tradotti in musica dal duo di americani Dean & Britta.
Andy Warhol in musica. Il padre della Pop Art americana nella sua veste più sperimentale e versatile, quella di regista-filmaker stratega di affreschi per immagini dove centinaia di inquadrature fisse su primi piani di icone dello showbiz nella sua New York degli anni Sessanta diventano la trama di una performance musicale. E' il suggestivo progetto di arte multimediale dedicato al mito della Factory newyorkese che prende il titolo di "13 Most Beautiful... Songs for Andy Warhol's Screen Tests" realizzato dal duo musicale Dean & Britta, formato dagli americani Dean Wareham e Britta Phillips, che dopo aver conquistata fama internazionale con la band indie-pop Luna, hanno firmato diverse musiche cinematografiche, come "The Squid & the Whale" di Noah Baumbach e "Clean" di Olivier Assayas.
Il lavoro di Dean & Britta è solo uno degli eventi di Transart09, festival di cultura contemporanea giunto alla nona edizione che dall'11 settembre al 9 ottobre animerà tutto l'arco alpino in stretta collaborazione con Museion-Museo di arte moderna e contemporanea di Bolzano, proponendo ad un pubblico aperto e curioso progetti di arte e musica contemporanea in luoghi inediti, all'insegna della sperimentazione e della ricerca più sfrenata. Non a caso, cuore della kermesse è l'Ex-Alumix, situato nella zona industriale di Bolzano, che già lo scorso anno aveva debuttato come palcoscenico espositivo alternativo ospitando Manifesta7.
Apertura ad effetto, (11/9) con l'Internationale Ensemble Modern Akademie per un evento in bilico tra musica e cinema: i compositori Martin Matalon e Wolfgang Rihm elaboreranno un'opera ispirata al film Un Chien Andalou di Luis Buñuel (1929), capolavoro del cinema surrealista frutto della collaborazione con Salvador Dalí. L'argentino Martin Matalon firma Las siete vidas de un gato una tavolozza di suoni che vanno dal jazz, al fusion, al rock per accompagnare la frammentaria narrazione del film, mentre Wolfgang Rihm propone "Bild, eine chiffre" (1984), una sorta di 'painting over' che procede come una struttura di suono parallela al film, dal linguaggio musicale asciutto e ricco di sottintesi. Con loro, il romanticismo visionario di Paul Hindemith che realizza una dedica al concetto di sublime, sentimento vertiginoso dell'uomo al cospetto della natura. Il suo è un omaggio a "Im Kampf mit dem Berge" (1921) del regista tedesco Arnold Fanks, anticipatore del cinema di montagna. Girato oltre i 2500 metri, la pellicola descrive l'aspra maestosità e il fascino di una natura seducente e selvaggia. La partitura di Hindemith costituisce una delle prime colonne sonore originali realizzate per un film. Dalla Grande Mela arrivano Dean&Britta (15/9) con il progetto nato in collaborazione con il Warhol Museum, basato sulla musicazione degli "Screen Tests", cortometraggi realizzati da Warhol fra il 1964 e il 1966 con cui immortalava gli sguardi assenti, sorridenti, malinconici, sensuali, dei più assidui frequentatori della sua Factory di quegli anni. A sfilare sono i volti di Nico, Lou Reed, Dennis Hopper, Ingrid Superstar e molti altri. Attorno a questo incredibile materiale visivo i due musicisti hanno costruito un racconto sonoro che diventa la chiave per conoscere in una veste contemporanea l'arte e la vita di Andy Warhol attraverso la sua collezione. Sempre all'Ex-Alumix si possono rivivere le atmosfere "immersive" della performance audiovisiva "Feed" di Kurt Hentschläger (18/9) che dopo l'esordio alla Biennale Teatro di Venezia nel 2005 è stato replicato in tutto il mondo. Un'opera basata sugli effetti di una martellante sollecitazione retinica e sulla risultante emotiva che deriva dall'esperienza diretta della relazione tra corpo e tecnologia. Cambio di scenario con l'Orchestra Haydn (3/10) che, diretta dalla giovane Keiko Mitsuhashi, proporrà una delle ultime opere scritte da Philipp Glass, "Life. A Journey Through Time". Musica, arte, scienza e fotografia si intrecciano per raccontare l'evoluzione della vita sulla terra, tra vulcani incandescenti, e montagne ghiacciate, rappresentata dalle immagini di Frans Lanting, uno dei maggiori fotografi naturalisti dei nostri giorni. L'evento nasce dalla collaborazione tra Transart09 e Time_code, iniziativa del Comune di Bolzano, Progetto Tempi della città. In contemporanea, Museion presenterà una selezione di video sulla nozione di "luogo". Tra gli artisti, Allora & Calzadilla, Kimsooja, Robert Smithson, Anri Sala, Mircea Cantor, Deimantas Narkevicius, Gordon Matta-Clark, Roman Signer.
di Laura Larcan

Informazioni:
"Transart09", dall'11 settembre al 9 ottobre, Ex-Alumix
Via Volta 11, Bolzano
Tel. 0471 970896

settembre 10, 2009

Copyleft: Festival di cultura libera.

Condividere la conoscenza. Torna dall'11 al 13 settembre il Copyleft Festival, la kermesse dedicata alla libera diffusione della cultura che per il terzo anno consecutivo è organizzata ad Arezzo dall'Associazione InProspettiva. Tra i temi degli incontri la libertà d'informazione attraverso il web, il rapporto tra le associazioni degli autori e le licenze Creative Commons, l'uso istituzionale di software libero. Una panoramica a trecentosessanta gradi per quella che in sole tre edizioni è diventata una delle manifestazione di riferimento nel campo dell'open culture nel nostro Paese. Incontri, dibattiti e presentazioni per fornire chiavi d'accesso alle problematiche dell'attualità digitale. Ma anche retrospettive che in nome del libero accesso all'informazione e alla cultura cercano di offrire nuovi punti di vista su alcuni nodi irrisolti della storia recente. Come il rapporto tra Stato e Chiesa, i fatti della scuola Diaz al G8 di Genova, l'11 settembre 2001, la resistenza partigiana e l'attentato del 27 maggio 1993 a Firenze in via dei Georgofili. Tutto proposto attraverso la maggiore interazione possibile tra approfondimento accademico e spettacolo. Nato negli anni '70 in ambito informatico per definire un modo di diffusione del software open source, il Copyleft è con gli anni passato a designare un intero movimento culturale di critica al diritto d'autore. Da Linux e Wikipedia alle librerie libere e alle case discografiche open come la Medusa Records. Un movimento che coinvolge sempre più autori in campi differenti. Celebri le posizioni dell'autore dell'Alchimista, Paulo Coelho, che di recente ha annunciato la pubblicazione solo su internet di tre libri i cui diritti non saranno venduti a nessuno. O il caso dei Radiohead che, proprio per denunciare il ruolo sempre più invasivo della case discografiche sulle opere dei musicisti, pubblicarono nel 2007, in download gratuito, il loro album In Rainbows. Il copyleft è oramai una valanga che dai laboratori informatici si diffonde a tutti i campi dell'espressione umana. Per combattere la proprietà privata della conoscenza e dell'arte.
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Quello della letteratura aperta è un versante che in Italia è incarnato da Wu Ming. Un collettivo di scrittori, autori del romanzo Q, che distribuiscono gratuitamente online le versioni integrali dei loro lavori. La lettura di Previsioni del tempo sarà, domenica 13, una dei momenti culminanti del Copyleft Festival. Che inizia l'11 settembre con "Karemaski, questo sconosciuto", un workshop in cui il fumettista Giuseppe Palumbo e lo scrittore Matteo Casali indagheranno attraverso la scrittura fumettistica la vita del rivoluzionario russo Aleksandr Ilic Karemaski. Sempre Palombo darà vita ad Action 30, un action painting sulle nuove forme di omologazione. Altro tema d'attualità che verrà affrontato al Copyleft Festival è l'uso di software open source nella pubblica amministrazione italiana. Un tema nebuloso, visti i pochi studi specifici, ma che da alcuni anni viene considerato con attenzione. Nel nostro Paese il lavoro di monitoraggio è affidato all'osservatorio Open Source del Centro Nazionale per l'informatica nella pubblica amministrazione. Dove si propongono nuovi modelli di sviluppo che, seppur lentamente, si stanno diffondendo anche in Italia. Da menzionare il caso del comune di Udine che dall'inizio di quest'anno utilizza software aperti per la gestione degli asset informatici delle proprie strutture amministrative. Al Copyleft Festifal sarà fornita una dimostrazione delle possibilità dell'open source grazie al nuovo servizio gratuito di accesso alla rete wireless del comune di Arezzo, sui cui terminali è installato il sistema operativo Linux. Tutti i partecipanti al Festival potranno richiedere una password per connettersi ad internet gratuitamente. Tra gli altri appuntamenti del Festival "Corti in Creative Commons", un concorso tra cortometraggi distribuiti con licenze aperte, e la tavola rotonda "Siae e Creative Commons: un binomio possibile?", un dibattito durante il quale esperti del settore si interrogheranno sulla possibilità di coniugare la difesa dei diritti degli autori con le modalità di distribuzione aperta delle opere. Infine "The Left Side of the music", incontro con i responsabili della Net Label, Sub Terra, uno dei primi contenitori italiani di materiale musicale copyleft. Il programma completo sul sito del Festival.
di Carmine Saviano